jeudi 29 janvier 2009

[Les chasseurs de 3 000]














Le passage de l’an huit à l’an neuf et la poursuite (voire l’accentuation) de la litanie médiatique autour d’une crise dite sans précédent sont autant de bonnes raisons pour faire un point concernant l’état d’avancement de ses projets...funs, non mercantiles, gratuits, généreux et beaux, parce que fruits de la passion et non de la capitalisation.

Côté Chilkoot, force est de constater que l’ambitieux programme de la Chilkoot Queyras Ridgeline soutenu depuis septembre 2007 par l’équipementier PYRENEX (The natural experience) a pris du retard.

A date, trois expés distinctes qui ont permis d’atteindre à deux reprises la Saume (3043 m) et d’avancer jusqu’au pied de la Font Sancte via le parcours de crêtes inscrit au programme et l’enchaînement en traversée de La Mortice (Sommet Sud 3169 m et Sommet Nord 3186m), de la Pointe d’Escreins (3038 m) et du Pic de Panestrel (3254 m), les trois sommets “phares” de la réserve de nature du Val d’Escreins (Expé "Forfour 08" - cf. Post [Octobre rouge] Octobre 2008).

Faute de pouvoir se lancer dans l’enchaînement continu du programme (à l’image de la récente “Arête Haute-Alpine” de Lionel Daudet parcourue non-stop avec ravitaillements par des tiers) en raison d’obligations professionnelles, il fallait donc revoir nécessairement la copie de la PCQR (Pyrenex Chilkoot Queyras Ridgeline) sous peine de voir s’éterniser notre parcours de funambules sur les arêtes queyrassines...

Nouvel an et donc nouvel alpinisme côté Chilkoot avec une transformation de la version initiale de la Pyrenex Chilkoot Queyras Ridgeline en un programme d’ascensions des principaux 3 000 du massif Queyrassin.
(Soit un abandon du parcours intégral dans le sens anti-horaire du "tour du Queyras" par ses crêtes et choix de l'ordre des ascensions en fonction des conditions et voies sélectionnées).

En pleine période de parallèles, la lecture du dossier sur “Les chasseurs de 8 000” publié dans le numéro 337 de Montagnes Magazine m’a quelque peu inspiré.

Si “Les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres n’ont jamais attiré autant de monde en Himalaya”, il en est tout autre des quatorze sommets (principaux) de plus de 3 000 mètres en Queyras !

Le parallèle commence alors pour nous autres, les modestes et anonymes “Chasseurs de 3 000”...

Un préambule toutefois.
La version 2 de la Pyrenex Chilkoot Queyras Ridgeline sera clairement repositionnée autour d’une approche éco-alpinisme, extra-light côté matos et pourtant engagée en regard des voies et saisons qui seront choisies pour les diverses ascensions.
Un nouveau défi donc, à notre niveau, 5 000 mètres plus bas (!), dans les traces d’un Valery Babanov (qui s’est lancé depuis cet été dans la course aux quatorze 8 000 par des voies difficiles) et dans l’éthique de la cordée TGW (Trommsdorff / Graziani / Wagnon) à savoir notamment l’économie de moyens et le choix d’itinéraires minimisant les risques objectifs.

D’un massif à l’autre, parallèle de sommets...

> Les 14 “grands” 8 000 côté Himalaya :

01- EVEREST 8 848 m
02- K2 8 611 m
03- KANGCHENJUNGA 8 586 m
04- LHOTSE 8 516 m
05- MAKALU 8 485 m
06- CHO OYU 8 188 m
07- DHAULAGIRI I 8 167 m
08- MANASLU 8 163 m
09- NANGA PARBAT 8 125 m
10- ANNAPURNA I 8 091 m
11- GASHERBRUM I 8 080 m
12- BROAD PEAK 8 051 m
13- GASHERBRUM II 8 034 m
14- SHISHAPANGMA 8 027 m

> Les 14 “grands” 3 000 côté Queyras :

01- MONTE VISO 3 841 m
02- FONT SANCTE 3 385 m
03- ROCHEBRUNE I 3 320 m
04- BRIC FROID 3 302 m
05- GRAND GLAIZA 3 293 m
06- PIC DES HEUVIERES 3 271 m
07- PEOUVOU 3 232 m
08- PAIN DE SUCRE 3 208 m
09- TAILLANTE 3 197 m
10- TETE DES TOILLIES 3 175 m
11- MONTE GRANERO 3 166 m
12- ROCHEBRUNE II 3 078 m
13- GRAND QUEYRON 3 060 m
14- POINTE DE LA SAUME 3 043 m

Ascensions réussies :

Sommet 14- POINTE DE LA SAUME ( 3 043 m)
(Luc Royer le 28/09/07 - Expé “Saume Solo”)
(Luc Royer / Olivier Blache / Baptiste Merlin le 07/04/08 - Expé “Saume Trio”)

Prochain objectif :

Sommet 06- Pic des Heuvières (Arête Nord-Nord Est)
Reconnaissances du 22 au 28 février 2009
Option 1 : 21 et 22 mars 2009
Option 2 : 28 et 29 mars 2009

jeudi 8 janvier 2009

[Bivacco]














D'un bivouac à l'autre, il n'y a que quelques mètres de dénivelé...

Ci-dessus le Bivacco Pomodorino (Rue Pomme d'Or - Cavaillon - QUOTA 70 m)
et ci-dessous autoportrait (éprouvé !) en juillet 2006 au Bivacco Lino Andreotti (Monviso - QUOTA 3225 m),
point d'arrêt malheureusement pour moi dans ma première tentative d'ascension du Mont Viso (3841 m).

[Rifugio]














D'un refuge à l'autre, il n'y a qu'un front neigeux...

Ci-dessus, le Rifugio Pomodoro (Rue Pomme d'Or - Cavaillon
- ALT. 70 m) du Club CHILKOOT
et ci-dessous, le Rifugio Quintino Sella (Monviso - Saluzzo
- ALT. 2640 m) du Club ALPINO ITALIANO.














Deux refuges où il fait bon vivre. La preuve !



mercredi 7 janvier 2009

[Barres à mine]














Dynastar et son Legend 8000 ! Une référence dans la catégorie All Mountain.
Mes “planches” sont du millésime 2006 version FIBER en 172 cm
(116-80-102) avec fixations rando/freeride suisses Diamir Freeride.
Une photo prise à l’aplomb immédiat du premier ressaut de l’arête Nord-Nord Est du Pic des Heuvières.
Encore quelques barres céréales et surtout une bonne série de cours particulier en poudreuse et je pourrais envisager la catégorie “barres à mine” version Dynastar Legend Pro Rider 2009 (128-100-118) qui, suivant le dernier opus SKI LABO - page 41 (Freepresse), seraient des “fats réellement passe-partout et pas casse-pattes” au comportement alpin presqu’au même niveau que son comportement freeride.
Un must ? Là encore made in the french Alps !

[Mars et Bivouac Jackets]














Du beau, du neuf, du Pyrenex !
La Mars Glued Jacket n’a pas manqué d’attirer les regards sur les pistes et dans les ruelles de Ceillac !
Au tout début du séjour j’ai eu la naïveté de croire que je m’étais soudainement transformé en Brad Pitt !
Comme le dirait Abd al Malik, “ça c’est du lourd....Un truc de malade !”
Côté women, le galbe de la Bivouac Jacket est plutôt pas mal aussi...

[Matefaim]














A coup sûr, le spot à ne pas rater histoire de mater sa faim :
le restaurant Le Matefaim.
Quand il n’est pas sur les pistes avec sa somptueuse combinaison bleu blanc rouge de moniteur ESF, Yves Grossan s’active devant son four à pizza...
Vous pourrez également à tout heure vous descendre - au bar ou autour d’une table en bois - une bonne bière Luc Alphand, brassée
in the french Alps...
Echec et mat...efaim !

[L’An neuf]














Douze coups sonnent au clocher de Saint Sébastien, au centre du village de Ceillac. Voilà, l’An neuf débute. Nous sommes en 2009. Décidément le temps passe trop vite... Même Dimitri ne veut pas aller se coucher, trop content de faire de la luge...


[Ski Trip]














Dans la perspective d’une première édition du Chilkoot Winter Camp, repérages en famille du 29 décembre 2008 au 2 janvier 2009.














Un enneigement comme rarement vu depuis de nombreuses années et une saison 2008-2009 qui semble d’ores et déjà garantie.


















Malgré un domaine alpin limité, Ceillac présente un grand nombre d’atouts pour un séjour de ride loin de l’ambiance des grosses usines de l’or blanc. Ici, tout est roots avec une nature qui dicte sa loi.


















Le premier Ski Trip made by Chilkoot ,qui devrait bientôt être programmé (mars 2009), devrait faire date !

[Le loft]














Côté hébergement à Ceillac, difficile de trouver mieux !
Le loft du beau-frère et de la grande soeur est plutôt du genre “cosy mountain”...














Une pure merveille de réalisation pierre et bois des Chalets Chabrand posée dans la très chic banlieue de Ceillac : La Clapière !














Un duplex “full wood” qui constitue un parfait winter camp pour à coup sûr l’un des tous meilleurs spots de ski de rando et de freeride des Alpes du Sud.

[Pierre qui roule Bramousse]














Ascension en deux heures depuis Ceillac (1640 m), avec sudation garantie, le mardi 30 décembre 2008 du Col Bramousse (2251 m).
Les protagonistes, dans l’ordre : Fabrice Robert et Luc Royer.































Rien de bien technique hormis que la deuxième partie de descente s’avère sans véritable fun en regard des pins à crochets qui ont réduit l’ancienne piste, au fil des ans d’abandon faute d’enneigement récurrent, à un étroit filet.
Godille affutée ou long chasse neige suivant le niveau. Nos cuisses et tibias s’en souviennent...
Comme quoi, pierre qui roule...bramousse !

[Le skieur masqué]














Point de Zorro mais plutôt deux rigolos engagés dans les pentes sud du Col Bramousse :
Luc Royer (le skieur masqué) et Fabrice Robert (avec le chapeau en arrière-plan).
Phénomène rarissime, les versants sud ceillaquins étaient en effet suffisament enneigés cette année en décembre pour accéder aux cols de Bramousse, Fromage et des Estronques.

[Drapeau à damier]














Le compte à rebours n’a pu être relancé faute de nouvelle fenêtre de tir pendant toute la période du séjour sur la zone du pas de tir (Ceillac-en-Queyras).
Et pour cause, le drapeau à damier n’a cessé de flotter à l’arrivée du télésiège des Prés Girardin.














Dommage car l’objectif visé, à savoir l’arête Nord-Nord Est du Pic des Heuvières était délicieusement poudrée d’une couche de neige toute fraîche.
Ce sera donc pour une prochaine fois car dans le cas présent, le franchissement du drapeau à damier aurait été sucidaire...